Critique un jour, critique toujours

 

Premier grand défi pour nos 20 jeunes : écrire une critique de film qu’ils ont vu mardi au cinéma Miramar, dans le cadre de la programmation officielle de la Semaine de la Critique. Nous trouvons les résultats plus que réussis, vous aussi ?

Mana, Déborah, Pierre, Océane, Yassine (Montreuil)
Hymne à l’effort
Après y avoir été chef opérateur à deux reprises, Emmanuel Gras revient au Congo avec Makala. Dans ce documentaire, le spectateur accompagne Kabwita dans son difficile périple jusqu’à Makala dans le but de vendre son charbon.
Ce film se démarque par son rythme variable passant du temps dilaté du voyage à la frénésie de la ville qui colle au quotidien du personnage.
Cette opposition se remarque tout d’abord par le travail du son (par son format 5.1, la violence des bruits mécanique, une répétition du même thème musical) ainsi que celui de l’image (Plan séquence ainsi qu’une stabilisation marqué durant le voyage contre un montage plus frénétique lorsqu’il est en ville).

Salwa, Karl, Yann-Alexis, Kelly, Céline (Arras)
Après deux documentaires en République Démocratique du Congo, Emmanuel Gras poursuit sa quête de découverte à travers Kabwita, un villageois qu’il suivra tout au long de son labeur. De son arbre à Makala, le réalisateur nous montre la figure d’un homme intègre et déterminé   face à l’altérité, portant l’espoir d’une vie meilleure pour lui et ses proches. C’est ici la valeur de l’effort et l’importance de la spiritualité dans sa vie qui sont plus particulièrement exposées, par des plans séquence appelant à la contemplation ou par une musique grave et des sons puissants. Ce documentaire est imprégné d’une lenteur qu’il est important de surpasser, pour accompagner le protagoniste dans son effort, ses souffrances et tous son périple.

 

Jonas, Maximilian, Adrian, Lina, Moritz (Tübingen):
Hohes Gras, raschelnde Blätter und friedliches Vogelzwitschern. Man fühlt sich als Zuschauer direkt in die Situation hineinversetzt. Der Alltag von Kabwita Kasongo, dem Protagonisten des untypischen Dokumentarfilms Makala, beginnt früh morgens mit dem Weg zu seinem Arbeitsplatz. Mit einer Axt fällt er einen Bau, wobei ein Zeitsprung in die Abendstunden die Schwerfälligkeit dieser Tätigkeit betont. Auch im weiteren Verlauf des Films wird viel Wert auf Zeit und die Zeitwahrnehmung des Zuschauers gelegt. Durch die detaillierte Beschreibung der Situation und die langanhaltenden Szenen wird dem Zuschauer die Mühe des Protagonisten vermittelt, welcher dadurch eine Empathie für Kabwita entwickelt und sich gut mit diesem identifizieren kann. Auch durch eine stetig lauter werdende Geräuschkulisse wird der zunehmende Druck auf ihn spürbar. Insgesamt ist es beeindruckend, wie der Film mit dem Zeitgefühl des Zuschauers spielt und dieses manipuliert.

Xenia, Sophie, Emma, Paula, Melitta (Frankfurt):
Makala ist kein typischer Dokumentarfilm. Statt einen normalen Tagesablauf zu dokumentieren, liegt der Fokus vielmehr auf den Emotionen und der persönlichen Wahrnehmungen des Protagonisten, Kabwita Kasongo. Der Film hat seine eintönigen Längen, die erst bei näherem Betrachten ausdrucksstark werden. Diese langen Filmpassagen führen dazu, dass der Zuschauer den langen und schweren Alltag des Protagonisten zu spüren bekommt. Durch die auffällig prägende Geräuschkulisse wird seine Einsamkeit verdeutlicht. Von diesem Film sollte nicht erwartet werden, dass er die breite Masse unterhält, sondern dass man als Zuschauer mit Durchhaltevermögen an Informationen über den Alltag eines jungen Kongolesen gelangt.

 

© Photo: Bathysphère production

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